LA NOUVELLE REPUBLIQUE

article du 6 MAI 2014

Dans son iriseraie Joëlle cultive sa passion

06/05/2014 05:35

De sa passion, Joëlle Franjeulle a créé une activité économique.

 Des iris cultivés dans son jardin, elle vend les rhizomes. Et est devenue “ hybrideuse ”.

     Hier matin, chez Joëlle et Gilles Franjeulle, dans une partie de ce qui constitue leur iriseraie. Elle est ouverte au public chaque après-midi jusqu'au 2 juin. Hier matin, chez Joëlle et Gilles Franjeulle, dans une partie de ce qui constitue leur iriseraie. Elle est ouverte au public chaque après-midi jusqu'au 2 juin.

C'est un jardin extraordinaire… comme dans celui la chanson, celui de Joëlle et Gilles Franjeulle n'est pas banal.

 Il y a plusieurs années, après avoir visité l'entreprise du pépiniériste Pascal Bourdillon

 à Soings-en-Sologne, Joëlle a attrapé le virus. 

Celle qui a toujours « aimé le jardinage » s'est mise à planter des iris. Et s'est prise au jeu. 

Son mari Gilles, jeune retraité, est vite devenu indispensable à la bonne marche de l'iriseraie de Gombault… 

qui compte aujourd'hui plus de 700 espèces dans leur jardin de quelque 3.000 m2.

 Bien alignés, les rangs laissent déjà voir des fleurs. 

Elles s'ouvriront les unes après les autres jusqu'au mois de juin, au moins.

Ici et là, Joëlle a réuni de nombreuses créations françaises, mais pas seulement. 

Son jardin solognot compte des iris hybrides venus des États-Unis, d'Australie – deux gros pays producteurs – 

et des pays de l'Est, dont la Pologne et la Russie, qui développent leur marché.

Si Joëlle travaille chaque jour à observer (elle prend des photos chaque matin notamment) et soigner ses iris, 

elle s'est également lancée dans la création. 

C'était en 2010. « A l'époque, c'était très modeste car je n'avais pas grand-chose dans mon jardin ! 

Aujourd'hui, mes croisements sont plus ciblés ! », explique Joëlle avant de préciser :

 « Il y a des bonnes et des mauvaises surprises. Un iris, il faut attendre trois ans pour obtenir une fleur, parfois quatre. »

 Joëlle est particulièrement intéressée par les iris à l'aspect « froufroutant », sans sépales tombants

assez différent des fleurs que nous sommes habitués à voir. Elles s'offrent à l'œil dans des couleurs très diverses.

 Altières ou plus légères. Autant d'histoires qui se cachent derrière les petits écriteaux qui indiquent leur nom. 

« L'iris est la seule fleur au monde qui offre autant de couleurs différentes. On en compte plus de 56.000 sortes », 

explique encore Joëlle qui a rejoint la Société française des iris et bulbeuses,

 et peut ainsi profiter d'achats groupés à l'étranger.

Ses créations à elle ne sont pas encore enregistrées. Joëlle les regarde s'épanouir 

et se laisse la possibilité de les améliorer encore. 

Pour le plaisir. Le sien d'abord.

 

Pratique

 Iriseraie de Gombault, 16, rue des Michalons (prendre la route de Veilleins, au départ de l'avenue de Blois, par exemple) à Romorantin.
 L'iriseraie est ouverte tous les après-midi de 14 h à 19 h, jusqu'au 2 juin (sauf le 24 mai). Possibilité de visite le matin, sur rendez-vous.
 Renseignements au 02.54.76.63.50. Site : www.iriseraie-de-gombault.com, il permet de faire des achats de rhizomes en ligne. Prix de 3,50  à 18 euros.
 Tous les conseils de culture de Joëlle Franjeulle sont disponibles sur ce même site.
 

 

Chansonnettes

Les iris que Joëlle Franjeulle crée (lire ci-contre) portent des noms. Qui ne laissent rien au hasard. 

Si notre jardinière a de l'imagination, elle aime aussi beaucoup la chanson française. 

Un œil dans les rangs suffit à découvrir qu'elle a notamment aimé et chantonné « Amazoniaque » d'Yves Simon, 

« Dans les yeux d'Émilie » de Joe Dassin, ou encore « Ambalaba » de Maxime Le Forestier. 

La musique adoucit les mœurs, dit-on. Et si elle faisait pousser les fleurs ? Allez savoir…

Vanina Le Gall